©Vivianne de SSP

Comment faire ? Mon ado devient vegan

Nous avons, dans un précédent article (ici) évoqué le fait que les parents ne réagissent pas toujours bien lors de l’annonce de leur enfant de leur désir d’arrêter de participer à l’exploitation animale. Dans ce dernier, nous avions donné divers conseils afin que vous acceptiez au mieux la transition de votre enfant.

Aujourd’hui le CJ-Vegans s’adresse à vous, parents. Nous sommes le Collectif Jeunes Vegans, et si notre but est de rassembler et sensibiliser à la cause animale, notre objectif principal est que cela se fasse dans les meilleures conditions possibles pour que nos membres ne prennent aucun risque.

Mais déjà, qu’est-ce que le véganisme ?

Concrètement, un végan exclut tous les produits d’origine animale de son alimentation (viande, poisson, coquillages, lait, œufs ou miel entre autres), de son habillement (fourrure, cuir, laine, soie, plumes) et de quelque autre domaine que ce soit (cosmétiques, loisirs, etc.). Le véganisme est donc un concept moral, qui se distingue du simple régime alimentaire appelé végétalisme.

Donc, lorsque votre enfant vous annonce qu’il devient vegan, ne prenez pas peur. Nous comprenons que ça soit un grand chamboulement dans votre organisation mais faites-lui confiance ! Ne plus participer à l’exploitation animale n’est pas une décision prise à la légère et elle est souvent le résultat d’une réflexion et remise en question importante. Si pour vous, cela va changer votre organisation, pour votre enfant c’est bien plus que ça. C’est une nouvelle façon de vivre et trouver un équilibre peut mettre un peu de temps. C’est pourquoi il est important que vous le souteniez et cela même si vous-même souhaitez continuer à consommer des POA (produits d’origines animales). Ayez une discussion avec lui et faites des listes de ce qu’il ne consomme/n’utilise plus, ou au contraire de comment vous pouvez adapter telles ou telles choses.

Il sera plus facile et agréable pour tout le monde de voir ce qu’on peut prendre à la place de ce que l’on retire de notre vie. Une fois que vous avez appris que votre enfant veut être vegan, informez- vous sur la nutrition végétale. Quand on mange de la viande ou tout autre produit animal, on se soucie peu de nos besoins physiologiques et de où les trouver. Les pubs concernant la viande ou les produits laitiers nous indiquent que leurs produits nous apportent tout ce dont le corps humain a besoin et on leur fait confiance ainsi qu’à nos médecins. Nous ne nous préoccupons pas de la véracité de leurs propos et nous partons facilement du principe que si ce sont des informations véhiculées par des « professionnels » il n’y a aucune raison qu’ils nous mentent sur un sujet aussi important que la santé. Nous reparlerons de ça prochainement, mais ce que nous voulons dire par là, c’est que nous ne nous penchons pas assez par nous-mêmes sur la question de nos besoins pour être en bonne santé mais le véganisme nous y oblige en quelques sortes. La France est un pays très peu informé sur l’alimentation végétale contrairement aux Etats-Unis, à l’Angleterre ou encore à l’Allemagne.

En conséquent, la population possède peu d’informations ce qui entraine des difficultés à changer d’alimentation, des carences si on ne consomme pas ce qu’il faut (ce qui est par ailleurs valable pour tout mode d’alimentation, vegan ou non) et des clichés dû à ces méconnaissances. En devenant vegan, il est donc important de s’informer sur la nutrition, jeunes comme adultes, avant de transiter mais on peut facilement se laisser impressionner par le nombre de nouvelles informations que l’on trouve et se retrouver perdu sans plus savoir où donner de la tête. Et si en tant qu’adulte ce n’est pas toujours aisé, alors imaginez quand nous sommes jeunes ce que cela peut représenter. Mais attention, nous ne disons pas que cela est compliqué. Nous savons simplement que le début de la transition n’est pas toujours une partie de plaisir lorsque nous devons apprendre des informations sur la nutrition, sujet auquel nous ne connaissions souvent rien, et que nous perdons tous nos repères habituels alimentaires. Votre soutient sera donc important pour votre enfant afin que celui-ci gère sa transition de la meilleure manière possible. Il n’y a rien de plus frustrant que de ne pas pouvoir vivre en accord avec ses convictions, surtout quand ces dernières impactent la vie d’animaux. Aussi, quand nous devenons vegan, sachez que nous ne vous demandons pas de nous suivre dans notre façon de vivre. Bien sûr que cela serait formidable aux vues de la définition du véganisme mais nous ne pouvons pas vous faire changer contre votre gré.

Ainsi, même si vous n’êtes pas d’accord et que vous pensez différemment, soyez respectueux des valeurs que votre enfant prône. Ne le forcez pas à manger de la viande, des yaourts ou à boire du lait et n’essayez encore moins de lui en cacher dans ses plats. En faisant cela, vous risquez le conflit et de détériorer votre relation parent-enfant. La confiance envers ses parents est quelque chose de primordial dans l’épanouissement personnel et en brisant cela, les conséquences sur le long terme ne seront en aucun cas positives, bien au contraire. De plus, cela ne vous apportera rien puisque si votre enfant est réellement déterminé à être vegan, il le sera dès son indépendance. Non seulement, vous ne feriez que retarder son changement, mais en plus vous risqueriez de nuire à vos relations. Ce changement pourrait être, au contraire, l’occasion de passer du temps avec votre enfant à tester des recettes puisque les plats vegan ne sont pas beaucoup connus du grand public et que les magasins ne proposent pas toujours énormément d’offres.

Il faut prendre conscience, que nous sommes effectivement une espèce animale omnivore, nous avons alors la possibilité de manger une quantité énorme d’aliments divers et variés mais cela ne signifie pas pour autant que nous avons l’obligation de tous les consommer pour être en bonne santé. Aucun aliment ne nous est vital comme l’est l’eau. Les apports nous sont vitaux, mais pas l’élément en soi. C’est pour ça qu’il faut comprendre la nuance entre remplacer la viande et autres produits d’origines animales et supprimer ces derniers. Si on supprime ces derniers, nous n’auront plus leur apport. Il faut donc les remplacer par les végétaux qui sauront répondre à nos besoins. Le véganisme n’a rien de dangereux s’il est bien mené et est constitué de valeurs pacifiques et positives, il n’y a alors pas de raison d’y être réfractaire. Néanmoins, si vous doutez de notre objectivité puisque ceci est un article à propos du véganisme publié sur la page d’un collectif vegan, voici un site qui vous proposera diverses sources scientifiques officielles ayant certifiées la viabilité et sécurité d’un régime végétal bien construit. Si ce n’est pas le changement qui vous dérange, parfois ça peut être comment remplacer les produits. Pour cela, le CJV a commencé à publier des menus types sur une semaine sur lesquels vous pouvez prendre appui et une liste de livres culinaires et de blogs va également être mise à disposition très rapidement afin de vous aider au mieux. En attendant, voici quelques liens de groupes ou sites sur lesquels vous trouverez de plus amples informations. Groupe VVVCool – La Fédération Végane – Vegan PratiqueVive la B12.

On espère que ça vous sera utile et que ça améliorera votre vision du véganisme ! N’hésitez pas à nous contacter par message sur nos réseaux sociaux ou dans l’onglet “Contact” de notre site si vous souhaitez aborder un quelconque sujet !

— Elsa AIRAULT

Comment faire ? Mon ado devient vegan

Nous avons, dans un précédent article (ici) évoqué le fait que les parents ne réagissent pas toujours bien lors de l’annonce de leur enfant de leur désir d’arrêter de participer à l’exploitation animale. Dans ce dernier, nous avions donné divers conseils afin que vous acceptiez au mieux la transition de votre enfant.

Aujourd’hui le CJ-Vegans s’adresse à vous, parents. Nous sommes le Collectif Jeunes Vegans, et si notre but est de rassembler et sensibiliser à la cause animale, notre objectif principal est que cela se fasse dans les meilleures conditions possibles pour que nos membres ne prennent aucun risque.

Mais déjà, qu’est-ce que le véganisme ?

Concrètement, un végan exclut tous les produits d’origine animale de son alimentation (viande, poisson, coquillages, lait, œufs ou miel entre autres), de son habillement (fourrure, cuir, laine, soie, plumes) et de quelque autre domaine que ce soit (cosmétiques, loisirs, etc.). Le véganisme est donc un concept moral, qui se distingue du simple régime alimentaire appelé végétalisme.

Donc, lorsque votre enfant vous annonce qu’il devient vegan, ne prenez pas peur. Nous comprenons que ça soit un grand chamboulement dans votre organisation mais faites-lui confiance ! Ne plus participer à l’exploitation animale n’est pas une décision prise à la légère et elle est souvent le résultat d’une réflexion et remise en question importante. Si pour vous, cela va changer votre organisation, pour votre enfant c’est bien plus que ça. C’est une nouvelle façon de vivre et trouver un équilibre peut mettre un peu de temps. C’est pourquoi il est important que vous le souteniez et cela même si vous-même souhaitez continuer à consommer des POA (produits d’origines animales). Ayez une discussion avec lui et faites des listes de ce qu’il ne consomme/n’utilise plus, ou au contraire de comment vous pouvez adapter telles ou telles choses.

Il sera plus facile et agréable pour tout le monde de voir ce qu’on peut prendre à la place de ce que l’on retire de notre vie. Une fois que vous avez appris que votre enfant veut être vegan, informez- vous sur la nutrition végétale. Quand on mange de la viande ou tout autre produit animal, on se soucie peu de nos besoins physiologiques et de où les trouver. Les pubs concernant la viande ou les produits laitiers nous indiquent que leurs produits nous apportent tout ce dont le corps humain a besoin et on leur fait confiance ainsi qu’à nos médecins. Nous ne nous préoccupons pas de la véracité de leurs propos et nous partons facilement du principe que si ce sont des informations véhiculées par des « professionnels » il n’y a aucune raison qu’ils nous mentent sur un sujet aussi important que la santé. Nous reparlerons de ça prochainement, mais ce que nous voulons dire par là, c’est que nous ne nous penchons pas assez par nous-mêmes sur la question de nos besoins pour être en bonne santé mais le véganisme nous y oblige en quelques sortes. La France est un pays très peu informé sur l’alimentation végétale contrairement aux Etats-Unis, à l’Angleterre ou encore à l’Allemagne.

En conséquent, la population possède peu d’informations ce qui entraine des difficultés à changer d’alimentation, des carences si on ne consomme pas ce qu’il faut (ce qui est par ailleurs valable pour tout mode d’alimentation, vegan ou non) et des clichés dû à ces méconnaissances. En devenant vegan, il est donc important de s’informer sur la nutrition, jeunes comme adultes, avant de transiter mais on peut facilement se laisser impressionner par le nombre de nouvelles informations que l’on trouve et se retrouver perdu sans plus savoir où donner de la tête. Et si en tant qu’adulte ce n’est pas toujours aisé, alors imaginez quand nous sommes jeunes ce que cela peut représenter. Mais attention, nous ne disons pas que cela est compliqué. Nous savons simplement que le début de la transition n’est pas toujours une partie de plaisir lorsque nous devons apprendre des informations sur la nutrition, sujet auquel nous ne connaissions souvent rien, et que nous perdons tous nos repères habituels alimentaires. Votre soutient sera donc important pour votre enfant afin que celui-ci gère sa transition de la meilleure manière possible. Il n’y a rien de plus frustrant que de ne pas pouvoir vivre en accord avec ses convictions, surtout quand ces dernières impactent la vie d’animaux. Aussi, quand nous devenons vegan, sachez que nous ne vous demandons pas de nous suivre dans notre façon de vivre. Bien sûr que cela serait formidable aux vues de la définition du véganisme mais nous ne pouvons pas vous faire changer contre votre gré.

Ainsi, même si vous n’êtes pas d’accord et que vous pensez différemment, soyez respectueux des valeurs que votre enfant prône. Ne le forcez pas à manger de la viande, des yaourts ou à boire du lait et n’essayez encore moins de lui en cacher dans ses plats. En faisant cela, vous risquez le conflit et de détériorer votre relation parent-enfant. La confiance envers ses parents est quelque chose de primordial dans l’épanouissement personnel et en brisant cela, les conséquences sur le long terme ne seront en aucun cas positives, bien au contraire. De plus, cela ne vous apportera rien puisque si votre enfant est réellement déterminé à être vegan, il le sera dès son indépendance. Non seulement, vous ne feriez que retarder son changement, mais en plus vous risqueriez de nuire à vos relations. Ce changement pourrait être, au contraire, l’occasion de passer du temps avec votre enfant à tester des recettes puisque les plats vegan ne sont pas beaucoup connus du grand public et que les magasins ne proposent pas toujours énormément d’offres.

Il faut prendre conscience, que nous sommes effectivement une espèce animale omnivore, nous avons alors la possibilité de manger une quantité énorme d’aliments divers et varié mais cela ne signifie pas pour autant que nous avons l’obligation de tous les consommer pour être en bonne santé. Aucun aliment ne nous est vital comme l’est l’eau. Les apports nous sont vitaux, mais pas l’élément en soi. C’est pour ça qu’il faut comprendre la nuance entre remplacer la viande et autres produits d’origines animales et supprimer ces derniers. Si on supprime ces derniers, nous n’auront plus leur apport. Il faut donc les remplacer par les végétaux qui sauront répondre à nos besoins. Le véganisme n’a rien de dangereux s’il est bien mené et est constitué de valeurs pacifiques et positives, il n’y a alors pas de raison d’y être réfractaire. Néanmoins, si vous doutez de notre objectivité puisque ceci est un article à propos du véganisme publié sur la page d’un collectif vegan, voici un site qui vous proposera diverses sources scientifiques officielles ayant certifiées la viabilité et sécurité d’un régime végétal bien construit. Si ce n’est pas le changement qui vous dérange, parfois ça peut être comment remplacer les produits. Pour cela, le CJV a commencé à publier des menus type sur une semaine sur lesquelles vous pouvez prendre appui et une liste de livres culinaires et de blogs va également être mise à disposition très rapidement afin de vous aider au mieux. En attendant, voici quelques liens de groupe ou site sur lesquels vous trouverez de plus amples informations. Groupe VVVCool – La Fédération Végane – Vegan PratiqueVive la B12.

On espère que ça vous sera utile et que ça améliorera votre vision du véganisme ! N’hésitez pas à nous contacter par message sur nos réseaux sociaux ou dans l’onglet “Contact” de notre site si vous souhaitez aborder un quelconque sujet !

— Elsa AIRAULT

2018-08-01T15:34:59+00:00